Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/01/2013

Journal désinvolte 28/O1/2013

Hypnotisme, vacarme, distraction, machinisme, vitesse, communication, - autant d'expropriations de l'Intellect. Nous perdons l'esprit, l'âme s'extravase dans le néant.

*

Emotions courtes, surgies du manque de maîtrise de soi et aussitôt dissipées dans la vanité de l'air du temps. L'argument imbécile et mégalomaniaque contre un livre ou film: "Je n'ai pas été ému". Comme si votre émotion, Madame ou Monsieur, devait être le critère de l'excellence des oeuvres de l'esprit ! Nul cuistre, si cuirassé de certitudes soit-il, ne pourra atteindre à une si faramineuse prétention.

*

Promiscuité moderne, distance moderne. Entassés devant les rames du métro, séparés par l'infini du "virtuel" devant leurs écrans. "Solidarité" à tous les étages de la "communication" et crevaison esseulée dans les rues ou dans les taudis. Se demander aussi pourquoi les Modernes se réunissent de préférence en des endroits où, sous la déferlante des musiques assourdissantes, ils ne peuvent plus s'entendre les uns les autres.

*

L'égocentrique irresponsable apprivoise fort bien l'autocritique, voire l'auto-accusation. Ses actes nuisibles ou vains, il en attribue la cause à ses "défauts" qui, étant parties constituantes de son "moi", le délivrent de faire mieux. Sans compter que la vanité se satisfait tout autant à la considération complaisante de de ses défauts et de ses vices que de ses qualités et de ses vertus. A l'inverse, quelques hommes de grand talent reconnaissent ingénument la qualité de leurs oeuvres, sans être le moins du monde égocentriques ou imbus d'eux-mêmes.

*

Nous sommes des créatures météorologiques autant que sociales, et peut-être davantage. Le cosmos nous entoure plus continûment et plus étroitement que nos semblables.

Les commentaires sont fermés.